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Votre entreprise gagne 100 000 € : combien de cash pouvez-vous réellement sortir en France et en Floride ?

il y a 54 minutes
6 min de lecture
100 000 € de bénéfice : comparaison du cash net perçu par un dirigeant en France et en Floride

Votre entreprise gagne de l’argent et fait des bénéfices. Bravo ! Vous êtes sur la bonne voie. Mais savez-vous réellement combien de ce bénéfice peut réellement arriver sur votre compte personnel ?


C’est ici que la comparaison fiscale entre la France et la Floride devient intéressante. Car le taux d’impôt sur les sociétés ne raconte qu’une partie de l’histoire.


Pour un dirigeant actionnaire, il faut avant tout regarder la totalité du parcours du cash : bénéfice de l’entreprise, impôt de la société, puis fiscalité au moment où l’argent est versé au dirigeant.


Et sur ce terrain, France et Floride fonctionnent très différemment.

Cet article présente des situations volontairement simplifiées afin d’illustrer les différences de mécanisme entre la France et la Floride. La fiscalité applicable dépend notamment de la structure juridique, de la résidence fiscale des actionnaires, des conventions fiscales et de la nature des revenus.

Pour en savoir plus, demandez à Blendy, expert-comptable international.


En France, sortir le bénéfice d’une SAS se fait en deux temps


Prenons l'exemple d'une SAS française qui réalise 100 000 € de bénéfice avant impôt sur les sociétés (IS), et dont l’actionnaire souhaite ensuite récupérer le solde sous forme de dividendes.


Première étape : l’impôt sur les sociétés


Le taux normal de l’IS en France est de 25%. Certaines PME peuvent bénéficier du taux réduit de 15% sur les premiers 42 500 € de bénéfice (sous conditions).


Pour rester simple, prenons d’abord une société imposée intégralement à 25%.

Sur 100 000 € de bénéfice, 25 000 € partent en IS. Il reste donc 75 000 € susceptibles d’être distribués.


Mais ces 75 000 € ne sont pas encore dans la poche du dirigeant.


Les dividendes sont ensuite taxés chez l’actionnaire


Depuis le 1er janvier 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU) sur les revenus du capital est passé à 31,4% : 12,8% d’impôt sur le revenu et 18,6% de prélèvements sociaux. Pour les dividendes de SAS ou SASU, l’Urssaf confirme également ce taux.


100 000 € de bénéfice : comparaison du cash net perçu par un dirigeant en France et en Floride

Revenons à l'exemple de notre SAS. Sur les 75 000 € distribués, 23 550 € sont donc prélevés au titre du PFU. Il reste au dirigeant 51 450 € nets sur les 100 000 € générés initialement par l’entreprise.


Autrement dit, dans ce scénario simplifié, près de la moitié du bénéfice initial est absorbée entre l’IS et la fiscalité du dividende.


La situation peut être un peu plus favorable lorsqu’une PME bénéficie du taux réduit d’IS à 15% sur ses premiers 42 500 € de bénéfice. Mais le principe reste le même. Avant d’arriver chez l’actionnaire, le bénéfice traverse deux niveaux de taxation.


100 000 € de bénéfice ne signifient donc pas 100 000 € disponibles personnellement.

Et c’est précisément là que la comparaison avec la Floride devient intéressante.



En Floride, la C-Corp connaît elle aussi une double taxation


Contrairement à une idée reçue que la plupart des entrepreneurs français font, créer une société aux États-Unis ne supprime pas automatiquement la double taxation.


Première taxe aux US : l’impôt sur les bénéfices


Une C-Corporation est fiscalement distincte de son actionnaire. Elle paie d’abord l’impôt sur ses bénéfices. Le taux fédéral de la Corporate Income Tax est de 21%.


En Floride peut s’ajouter un impôt sur les bénéfices des sociétés de 5,5%, calculé selon les règles propres à l’État. Une exonération de 50 000 $ s’applique notamment dans le calcul du Florida corporate income tax.


En revanche, il serait faux de simplement additionner 21% et 5,5% et d’annoncer un taux uniforme de 26,5%.


Les dividendes sont ensuite aussi taxés chez l’actionnaire


Lorsque la C-Corp distribue ses bénéfices à son actionnaire, un deuxième niveau d'imposition peut aussi intervenir, tout comme en France.


L’Internal Revenue Service (IRS), l’administration fiscale fédérale américaine, le dit très clairement : le bénéfice d’une C-Corp est imposé une première fois au niveau de la société, puis à nouveau chez l’actionnaire lorsqu’il est distribué sous forme de dividende.


Sur ce principe, la mécanique ressemble donc à celle observée en France. Mais les taux et les règles applicables à l’actionnaire sont différents.




Le grand avantage fiscal de la Floride se situe aussi chez l’actionnaire


Aux États-Unis, les qualified dividends peuvent bénéficier au niveau fédéral d'un taux de 0%, 15% ou 20%, selon la situation fiscale du contribuable. Une Net Investment Income Tax supplémentaire de 3,8% peut également s’appliquer au-delà de certains niveaux de revenus.


Mais la Floride présente une particularité essentielle : elle ne prélève pas d'impôt sur le revenu des personnes physiques.


Un résident de Floride reste évidemment soumis à l’impôt fédéral américain, mais aucun impôt personnel supplémentaire de l’État de Floride ne vient s’ajouter.


C’est l’une des différences majeures avec la France lorsque l’on analyse ce que conserve réellement son propriétaire une fois le cash sorti et pas seulement la fiscalité de l’entreprise.



Schéma de comparaison du cash net perçu par un dirigeant en France et en Floride

Et avec une S-Corp, la comparaison change encore


C’est là que comparer uniquement « société française contre société américaine » devient trompeur. Une société américaine peut, lorsqu’elle remplit les conditions nécessaires, opter pour le régime de S-Corporation.


Dans ce régime, les résultats remontent généralement directement chez les actionnaires et sont imposés sur leur déclaration personnelle. Cela permet notamment d’éviter la double taxation classique de la C-Corp.


Mais il existe une contrepartie importante pour le dirigeant qui travaille dans l’entreprise.

Il ne peut pas simplement transformer toute sa rémunération en distributions pour éviter les charges sociales américaines.


L’IRS impose au dirigeant-actionnaire qui travaille pour sa S-Corp de percevoir une reasonable compensation, c’est-à-dire un salaire cohérent avec le travail réellement réalisé. C'est ce salaire qui est alors soumis aux taxes sur les salaires. Le reste peut ensuite, sous certaines conditions, être distribué différemment.


C’est l’une des raisons pour lesquelles la structure de l’actionnariat devient déterminante.

Et pour un entrepreneur français, il existe une autre limite majeure : un non-resident alien ne peut en principe pas être actionnaire d’une S-Corporation.


La structure pertinente dépend donc autant de la résidence fiscale et du statut de l’actionnaire que de l’endroit où la société est créée.





« Combien me rapporte ma société ? » n’est finalement pas la bonne question


Pour comparer deux environnements fiscaux, regarder uniquement l’impôt sur les sociétés donne une vision incomplète.


Pour un entrepreneur actionnaire, la vraie simulation devrait suivre le cash jusqu’au bout :

combien l’entreprise gagne → combien elle paie → combien elle distribue → combien le dirigeant conserve réellement.


En France comme aux États-Unis, le résultat dépend ensuite du statut de la société, du mode de rémunération du dirigeant, de sa résidence fiscale et de sa situation personnelle.


Et lorsqu’un dirigeant français envisage de développer une activité aux États-Unis, la question devient encore plus importante : la société américaine la moins taxée sur le papier n’est pas nécessairement celle qui permettra à son actionnaire de récupérer le cash dans les meilleures conditions.


C’est donc la structure complète — société, rémunération et actionnariat — qu’il faut simuler avant de choisir.




Blendy vous aide à structurer la sortie du cash, pas seulement la société


Chez Blendy, nous accompagnons des dirigeants qui développent leur activité entre la France et les États-Unis, avec des équipes présentes dans les deux pays.


L’objectif n’est pas simplement de choisir entre une SAS, une C-Corp ou une autre structure. Nous regardons l’ensemble du schéma : où se trouve l’activité, où réside le dirigeant, comment il se rémunère, comment les bénéfices sont distribués et comment l’actionnariat est structuré.

Cette vision globale permet de simuler ce que chaque option implique réellement, côté entreprise comme côté dirigeant, avant de mettre en place la structure.


Vous préparez une implantation aux États-Unis ou vous avez déjà une société de part et d’autre de l’Atlantique ? Blendy peut vous aider à modéliser les différents scénarios et à choisir une organisation cohérente avec vos objectifs.







Cet article présente des situations volontairement simplifiées afin d’illustrer les différences de mécanisme entre la France et la Floride. La fiscalité applicable dépend notamment de la structure juridique, de la résidence fiscale des actionnaires, des conventions fiscales et de la nature des revenus. Pour en savoir plus, demandez à Blendy, expert-comptable international.


Sources :




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